Lotus Elise S2

Cette page vise à recenser le plus exhaustivement possible les différents modèles de Lotus Elise S2 qui ont existé. Le classement est fait par date de présentation ou de mise en production. Les termes [compétition] et [prototype] servent à identifier spécifiquement les modèles qui ont été réservés à la compétition (et donc non homologués) et les prototypes, parfois uniques. Si vous constatez un manque ou une approximation, si vous souhaitez partager de belles photos ou si vous avez une quelconque autre raison de vouloir me contacter, c’est par ici !


— Elise —

Production :
4535 exemplaires (dont Sport 135) entre octobre 2000 et fin 2005

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 122 chevaux

Particularité :
Après un développement dans le plus grand secret et pour répondre à l’arrivée de l’Opel Speedster / Vauxhall VX220, l’Elise S2 (pour Series 2) sera annoncée officiellement le 9 octobre 2000 puis présentée au Birmingham International Motor Show du 20 au 29 octobre de la même année. Deux modèles étaient exposés, l’un décapoté et l’autre avec un toit targa « ailes de mouette » à deux parties amovibles (similaire à celui que l’on trouvait à l’époque sur la Nissan 300ZX). Il était possible de les soulever indépendamment pour monter plus facilement dans l’auto ou de les ranger dans le coffre pour rouler cheveux au vent.

La S2 entrera en production également au mois d’octobre. Les 5 premiers châssis serviront pour les voitures de développement et les 6 suivants seront destinés aux essais presse. Le premier châssis à être réellement produit sur la chaine de production sera le numéro 12 et, jusqu’au numéro 121, ce seront les voitures de démonstration réservées au réseau de distribution. La première auto fabriquée pour un client reposera donc sur le châssis 122 et sera livrée en avril 2001. Son prix de base : 22.995£, soit 2.580£ de plus que la S1 à son lancement (20.415£).

Par rapport à la S1 qu’elle remplace, la S2 change bien entendu de style sous l’impulsion du designer Steve Crijns. Ses croquis seront définitivement validés en décembre 1999. Il s’agit de la première Lotus a avoir été créée sur ordinateur, réduisant ainsi la durée du projet (qui portait en interne le nom de Monza) à moins d’un an. Son design lui permet d’être naturellement plus favorisée que l’Elise S1 d’un point de vue aérodynamique : elle génère de l’appui à l’avant comme à l’arrière, sans recours à un aileron. Les optiques sont fournies par l’anglais Wipac et la carrosserie fabriquée par moulage haute pression chez le français Sotira. Cette technique déjà utilisée sur l’Elise S1 permet d’avoir des panneaux de carrosserie plus fins (2mm au lieu de 3 avec un procédé traditionnel) et donc plus légers. Les éléments sont ensuite peints à Hethel. Elle opte pour un système de capote beaucoup plus simple et rapide à manipuler. L’installation à bord est facilitée par des pontons plus bas de 4 cm. Ses dimensions évoluent toutefois peu :

(données en cm)Elise S1Elise S2Écart
Longueur373379+6
Largeur (hors rétroviseurs)170172+2
Largeur (rétroviseurs compris)1851850
Hauteur115112-3
Empattement2302300
Voie avant144146+2
Voie arrière146150+4
Hauteur de caisse1613-3
Porte-à-faux avant75750
Porte-à-faux arrière6870+2
Poids à vide (kg)755774+19
Poids essieu avant (kg)303294-9
Poids essieu arrière (kg)452480+28
Répartition (%)40/6038/62


Elle reprendra la même mécanique que l’Elise S1, Lotus ayant simplement développé sa propre gestion électronique permettant un modeste gain de 2 chevaux mais surtout améliorant la réponse à l’accélération. Elle adoptera la boite courte de série, des disques de frein en 288 mm au lieu de 282, les jantes gagnaient 1 pouce en diamètre (165,5 à l’avant, 177,5 à l’arrière) et recevaient des pneus en 175/55 et 225/45, la batterie qui était installée à l’avant passait dans le coffre arrière qui lui même s’agrandissait, la commande de chauffage évoluait, etc…

Deux packs seront proposés : Sports Tourer (3.195£, +14 kg) et Race Tech (2.995£, +12 kg). Les deux permettaient d’avoir les disques de frein percés avec étriers noirs, les bavettes à l’avant, le film de protection sur les bas de caisse, une alarme, les coques de rétroviseurs couleur carrosserie, une peinture métallisée ou nacrée, des éléments intérieurs en aluminium (poignée de frein à main, leviers de vitres et boutons de ventilation) et les sièges avec coussin gonflable pour les lombaires. Le pack Sports Tourer offrait en plus les panneaux de porte le volant et les sièges en cuir, les tapis de sol, le pommeau de levier de vitesse en aluminium, le repose-pieds à deux positions pour le passager et un système audio CD à 4 hauts-parleurs. De l’autre côté, le pack Race Tech offrait un pommeau de levier de vitesse en cuir et aluminium, un repose-pieds passage à une seule position, un intérieur avec de l’alcantara sur les sièges, les panneaux de porte et le volant et enfin un système audio CD avec 2 hauts-parleurs au lieu de 4.

13 teintes étaient au catalogue : Aqua, Lava Orange, Racing Green, Ruby Red, Black, Calypso Red, Quartz, Ice Blue, Lightning Yellow, Gun Metal, Cobalt Blue, Silver, Laser blue. Voici leur répartition à fin novembre 2001, après un peu plus d’un an de vente :

Lotus Elise S2 colours

Beaucoup d’autres teintes viendront plus tard s’ajouter au catalogue : Old English White, Ardent Red, Magnetic Blue, Nightfall Blue, Glacier Blue, Saffron Yellow, Storm Titanium, Bordeaux Red, Aubergine Purple, etc…

En février 2002, la climatisation sera proposée en option. En mars 2002, ce sera au tour d’une option hard-top d’être proposée. Cela impliquera un nouveau couvre arceau et une nouvelle capote plus courte. A compter du mois de juin, ce sera la fin des S2 à capote longue, les plus belles (comme la mienne 😊).

Sources : Elises, TheCarConnection, Steve Gray, Guide-Autosport


— Elise Sport 135 —

Production :
A partir de janvier 2002

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 135 chevaux

Particularité :
Il ne s’agit pas d’un modèle à proprement parler mais d’un kit de puissance annoncé et proposé dès janvier 2002. Il pouvait soit être monté directement à l’usine, soit installé à posteriori par les concessionnaires, avant la livraison du véhicule au client. Il sera également disponible à compter du mois de mars pour être installé à posteriori sur les 120 chevaux qui circulaient déjà. Il était vendu 1750£ en plus des 8 heures de travail nécessaires. Il comprenait le remplacement de la culasse (avec conduits d’admission et échappement optimisés) et du calculateur (qui étaient récupérés par le garage ou que le propriétaire pouvait conserver contre 1000£). Le collecteur d’admission en aluminium des VVC était également installé, ainsi qu’une boite à air modifiée avec une arrivée d’air en 90 mm et un silencieux en inox. Quelques stickers « Lotus Sport 135 » étaient également fournis. L’ensemble était garanti 1 an par Lotus. C’était finalement le moyen d’avoir une 135R avant l’heure.

Au niveau des chiffres, la puissance grimpait à 135 chevaux à 6200 tr/mn (contre 120 à 5600) pour un couple de 175 Nm à 4850 tr/mn (contre 164 à 4500). Le 0 à 100 km/h gagnait 3 dixièmes (5″4 contre 5″7) et le 0 à 160 progressait de 2″3 (14″9 contre 17″2). La vitesse maximale était inchangée à 208 km/h.


— Elise Sport 190 —

[compétition]

Production :
33 exemplaires RHD à partir de mars 2002

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover VHPD 190 chevaux

Particularité :
Annoncée en janvier 2002, Lotus précisera un peu plus les caractéristiques de sa Sport 190 lors du Salon de Genève deux mois plus tard. Chacune des 50 Sport 190 était construite spécifiquement par Lotus Motorsport. Elle recevait le bloc VHPD assemblé directement par Lotus Motorsport et non par PTP comme celui des Elise S1 Sport 190, Sport Elise, 340R ou Exige S1. Surtout, il n’était pas bridé à 177 chevaux mais affichait bien ses 190 chevaux à 7800 tr/mn, ses 174 Nm à 5000 tr/m et son rupteur à 8000… Les performances annoncées faisaient état d’un 0 à 100 km/h en 4″4 et d’une vitesse maximale de 219 km/h. L’auto ne sera homologuée qu’en SVA (Single Vehicule Approval) et ne disposera donc pas de COC pour un éventuel import dans un autre pays. Côté châssis, la 190 avait droit à une barre anti-roulis et des amortisseurs réglables, des jantes 1 pouce plus larges à l’avant (16*6,5 au lieu de 16*5,5) et des Yokohama A048 aux quatre coins. A l’intérieur, un arceau, un siège homologué MSA (l’équivalent de la FFSA en Angleterre), des harnais 4 points, un coupe-batterie et un extincteur étaient installés.

Il était également possible d’opter en option pour une peinture et un intérieur personnalisés, un embrayage sport, un différentiel à glissement limité, une boite à crabots, des amortisseurs Racing Dynamics 2 voies (chaque amortisseur étant assemblé à la main et testé afin de garantir exactement le même comportement) avec ressorts 450 lbs/in à l’avant et 500 à l’arrière, des triangles montés sur rotules plutôt que sur silentblocs, un kit de freins AP Racing plus performant (mais supprimant le frein à main), un catalyseur, un harnais 6 points, un siège passager ou encore un arceau de sécurité complet. Sans les options, l’auto était vendue 33.700£.

On trouve (on trouvait pour être tout à fait juste) sur internet le récit de Tim Skipper, premier propriétaire de S2 Sport 190. Son auto avait le châssis #002. Sur son site, disparu dans les limbes de l’internet, on pouvait apprendre que le 5 mars 2002, il avait été convié par son concessionnaire (Stratton Motor Company, qui apparemment était le seul à distribuer la Sport 190) à venir essayer l’auto sur le tracé d’Hethel et avait été reçu par Chris Dinnage en personne, responsable de la division Motorsport de Lotus. Il avait été complètement conquis par les performances de la S2 190 qu’il avait essayée et qui était la #001. C’était une LHD avec carrosserie jaune. Elle était alors équipée d’une suspension standard et des Yokohama A039 de l’Exige S1. Chris Dunnage lui avait précisé que l’auto de production aurait une suspension plus ferme et des A048. Elle avait également le kit gros frein AP Racing optionnel. Tim qualifiera le rythme des tours en passager avec Chris au volant de « bloody fast pace » et signera le bon de commande le 15 mars. Il indiquera également qu’après avoir pris possession de son auto le 19 avril 2002, elle retournera chez Lotus Motorsport pour que le développement, qui n’était pas finalisé, se poursuive. Il recevra en contrepartie un second jeu de roues, quelques track days gratuits et les fameux amortisseurs 2 voies qui étaient vendus 1800£… Fantastiques souvenirs !

Crédit photos : Barry Ely Sports Cars


— Elise Type 72 —

Production :
100 exemplaires à partir de mars 2002

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 122 chevaux

Particularité :
Avec 20 courses remportées en championnat du monde de F1, trois titres de champion du monde constructeur (1970, 1972 et 1973) et deux pilotes sacrés (Jochen Rindt en 1970 et Emerson Fittipaldi en 1972), la Lotus type 72 est l’une des autos qui a connu le plus de succès. Dans sa livrée noir et or de 1972, elle est immédiatement reconnaissable et bien entendu, l’Elise Type 72 ne laissait pas le choix de la teinte : Starlight black. Des lauriers dorés trouvent leur place sur les ailes avant et étaient également cousus sur les appuis-têtes. L’alcantara présent sur les sièges, le centre du volant et les panneaux de porte était également jaunes. Une plaque prenait place sur le tableau de bord, juste derrière le pare-brise. L’auto était proposée avec le Rover 1,8 122 chevaux mais elle pouvait recevoir le kit 135 monté en usine. Elle était vendue 24.995£, prix auquel on pouvait ajouter trois packs d’options :

  • Performance (320£) : étriers de frein noirs, repose-pieds passager à une seule position (celui par défaut en compte deux), disques percés et cloison de séparation au niveau des pieds entre conducteur et passager
  • Confort (770£) : autoradio avec 4 haut-parleurs, tapis de sol et poignée de frein à main en aluminium brossé
  • Sécurité (585£) : alarme avec sirène, feux longue-portée, gonfleur de pneus, bavettes à l’avant et film de protection sur la carrosserie

Si vous preniez les trois packs, Lotus vous offrait 15% de remise sur le prix de ces derniers.

Source : Elises, communiqué de presse d’époque, Nick Cook


— Elise 111 —

Production :
A partir de mai 2002

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 158 chevaux

Particularité :
En mai 2002, un communiqué de presse annonçait l’arrivée de deux autos très proches : l’Elise 111 (dite d’entrée de gamme) et l’Elise 111S (qualifiée de version luxueuse). Elles seront présentées officiellement le mois suivant et disponibles en concession début juin. La principale évolution tenait à l’installation du moteur Rover dans sa déclinaison VVC de 158 chevaux à 7000 tr/mn et 175 Nm de 3500 à 4650 tr/mn. Elles gagnaient également un radiateur d’huile, un radiateur d’eau majoré (le même que sur les autos équipées de la climatisation) et adoptent un nouveau silencieux à bouts ronds et valve (cette dernière est située dans la sortie droite et s’ouvre au-delà de 4000 tr/m ou lorsque le papillon d’admission est ouvert à plus de 75%) et un collecteur d’admission en aluminium. Les 111 et 111S héritaient de la boite longue de la S1 avec toutefois les 2 premiers rapports un peu plus courts et le 5ème un peu plus long, ce qui leur permettait d’afficher un 0 à 100 km/h en 5″1, un 0 à 160 km/h en 14″1 et une vitesse de pointe de 212 km/h. La cartographie revue permettait d’abaisser les émissions de CO² : 163 g/km contre 177.

Extérieurement, on trouvait le diffuseur en 3 parties, des stickers sur les ailes avant et la vitre arrière et de nouvelles jantes 8 branches plus légères.


— Elise 111 S —

Production :
1995 exemplaires à partir de mai 2002

Motorisation :
4 cylindres 1.8 VVC Rover 158 chevaux

Particularité :
Identique à l’Elise S2 111 décrite ci-dessus mais avec une sellerie cuir, une installation audio améliorée, des tapis de sol et une meilleure isolation phonique. La 111S étaient vendue 25.995£.

Crédit photos : British-Pistons


— Elise Type 25 —

Production :
50 exemplaires RHD 122 chevaux + 25 exemplaires 158 chevaux à partir de mai 2002

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 122 chevaux ou VVC 158 chevaux

Particularité :
Peinte en British Racing Green avec deux bandes jaunes et reposant sur les jantes 6 branches peintes en noir, l’Elise Type 25 rendait hommage à la Lotus Type 25 pilotée par Jim Clark. A l’intérieur, elle se distinguait par son cuir perforé Ruby red (avec motif en carreaux) qui courait sur les sièges, les panneaux de porte et le centre du volant. Des lauriers rouge étaient cousus sur les appuie-têtes. Bien que le communiqué de presse n’en faisait pas mention, de nombreuses autos semblaient avoir des autocollants sous les répétiteurs latéraux de clignotants. Seuls 50 exemplaires seront produits et livrés avec un hard-top, en plus de la capote standard. Les acheteurs avaient le droit à une visite exclusive du Classic Team Lotus ainsi que de l’usine Lotus. Ils recevaient également une copie de « The Lotus book, the complete history of Lotus Cars » signée par Johnny Herbert, un certificat avec tous les détails de leur voiture attestant de son statut d’édition limitée, une miniature d’une auto du Classic Team Lotus ainsi qu’une impression personnalisée de la formule 1 Type 25.

Détail qui a son importance, chaque auto recevait une plaque spécifique sur le devant de la planche de bord. La série limitée des 50 autos n’a concerné que la motorisation Rover 122 chevaux (photo de gauche, la plaque porte la mention « Limited edition model 50 of 50 »). 45 auraient été réservées pour le marché domestique et 5 pour l’Australie. Durant le voyage en bateau, l’une des 5 autos aurait été endommagée et serait finalement revenue en Angleterre ou elle aurait été vendue. Mais plus intéressant encore, il y a eu une seconde série (on parle de 25 autos…) basée sur l’Elise 111S et qui avait donc le moteur de 158 chevaux, le silencieux d’échappement avec les embouts ronds, le diffuseur 3 parties et les jantes 8 bâtons (photo de droite, la plaque ne fait plus état d’un nombre limité d’autos). Pour ces dernières, il n’y aurait pas eu le pack de goodies qui était offert avec les 50 premières Type 25.

Il ne faut pas la confondre avec l’Elise SC Clark Type 25 apparue en juin 2008 et qui n’avait qu’une seule bande centrale. Je la présente plus bas sur cette page.

Source : British-Pistons, GTRJacko


— Elise Type 49 —

Production :
100 exemplaires RHD à partir de septembre 2002

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 122 chevaux

Particularité :
En hommage à la formule 1 Lotus Type 49B aux couleurs du cigarettier Gold Leaf, les Elise Type 49 recevaient toutes la livrée rouge et blanche partagée par une bande dorée et des jantes 6 branches dans la même teinte. Elles étaient également livrées avec le hard-top rouge et la capote souple noire. Comme la Type 25, l’intérieur était en cuir perforé rouge sur les sièges (mais sans les coutures en carreaux) et le centre du volant. En revanche, les panneaux de porte n’étaient pas en cuir comme sur la Type 25 mais en alcantara noir. Sur les 100 autos réservées au marché anglais, une plaque était apposée sur le devant du tableau de bord. Elles étaient vendues 26.495£ et disposaient en plus d’une copie du livre « The Lotus book, the complete history of Lotus Cars » (signé par Clive Chapman, le fils de Colin et directeur du Classic Team Lotus), une miniature de la Type 49 et un poster, une visite du Classic Team Lotus dont les garages abritent des F1 ainsi qu’une photo de l’acheteur posant à côté de la Type 49 originale, une visite du siège de Lotus Cars et de l’usine de production, un certificat authentifiant votre Elise S2 Type 49 et enfin une plaque unique reprenant le numéro de série de l’Elise Type 49. Il semblerait que d’autres Type 49 aient été produites et vendues dans le reste du monde mais elles ne faisaient pas partie de la série limitée et n’avaient donc pas la plaque spécifique sur le tableau de bord.

Crédit photos : Mathieu R


— Elise Type 99T —

Production :
A partir de mars 2003, uniquement LHD

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover VVC 158 chevaux

Particularité :
Présentée au salon de Genève 2003, la 99T était une Elise 111S qui fait écho à la dernière F1 victorieuse engagée par le Team Lotus. La 99T remportera deux grands-prix durant la saison 1987 aux mains d’Ayrton Senna. L’Elise héritait d’une teinte Saffron Yellow, des jantes 8 branches en noir, de lauriers (en bleu, comme les autocollants de la F1) sur les ailes avant. A l’intérieur, c’était cuir perforé noir sur les sièges et les panneaux de porte, ainsi que lauriers or brodés sur les appuie-têtes.


— Sport Elise 135R —

Production :
125 exemplaires à partir de mai 2003

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 135 chevaux

Particularité :
Développée par Lotus Sport, la 135R adoptait le kit Sport 135, à savoir une culasse avec des conduits retravaillés pour favoriser le mélange air-essence et l’écoulement des gaz, un collecteur d’admission en aluminium, un papillon 52 mm, un silencieux en inox et un calculateur reprogrammé qui venait tirer le meilleur de toutes ces modifications. En plus de ces évolutions moteur, elle recevait des amortisseurs Bilstein (réglables en hauteur) qui étaient retarés et entourés de ressorts Eibach plus fermes. Une barre anti-roulis réglable s’invitait également pour optimiser encore la dynamique de l’auto. Les jantes O.Z. Racing à 16 branches étaient spécifiques et surtout plus larges à l’avant : 6,5 pouces au lieu de 5,5. Cela permettait de monter des pneus semi-slicks Yokohama A048 en 195 de large au lieu des 175 d’origine.

Initialement, il devait s’agir d’une série limitée à 50 exemplaires. Rapidement, cela va évoluer en 50 avec la teinte Silver Mica Pearl (B103) et 50 en Blue Mica Pearl (B104) et ce sont ces deux teintes qui seront annoncées officiellement sur la brochure Lotus. Un peu plus tard et devant le succès rencontré, Lotus changera à nouveau ses plans et décidera de faire un 3ème jeu de 50 en Saffron Yellow (B106). Cette quantité ne sera jamais atteinte et pour l’anecdote, Lotus perdra le listing original recensant le nombre exact de 135R produites. Ils évoquaient 130 à un membre du forum Seloc en 2007. En 2012, le membre d’un autre forum s’était vu répondre que le châssis 125 était le plus récent retrouvé dans les archives de la marque… Et donc le dernier. Le consensus semble s’établir à 125, dont 25 en Saffon Yellow… L’histoire n’est définitivement jamais simple !

Extérieurement, les 135R « Mica » avaient toutes les grilles d’aération peintes couleur carrosserie. Les 25 autres conservaient les grilles noires. Toutes recevaient des stickers « Lotus Sport 135R » apposés sous les répétiteurs latéraux et à l’arrière. Elles adoptaient également le diffuseur en 3 parties que Lotus qualifiait de « F1 style » dans ses publications d’époque.

A l’intérieur, l’entourage de colonne de direction, la casquette de compteur, les sièges (avec broderie « 135R » sur les appuie-têtes), le centre du volant et les panneaux de porte se paraient d’alcantara bleu (sauf sur les autos Saffron Yellow, tout était noir). Côté passager, une plaque numérotée Lotus Sport était apposée.

L’auto était vendue 27.495£ et disposait d’un certificat de conformité européen, ce qui fait qu’un certain nombre ont pu traverser la Manche et roulent désormais chez nous.

Je me suis amusé à recenser le maximum d’autos, je pense qu’il s’agit de la synthèse la plus exhaustive que vous pourrez trouver :

Il semblerait que les 135R #001 à #019 soient toutes Silver Mica et que les #101 à #125 soient toutes Saffron Yellow mais je n’ai complété que les châssis pour lesquels j’étais certain.

Si vous avez une information nouvelle pour compléter ce tableau, n’hésitez pas à me contacter. And of course if our english friends have any information concerning the color of a particular 135R chassis, they are more than welcome to contact me!

Source : Mike Harper


— Elise Sport 111 —

Production :
74 exemplaires à partir de mai 2003

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 158 chevaux

Particularité :
La Sport 111 était à peu de chose près une 135R équipée du bloc VVC 158 chevaux. Elle reprenait les mêmes jantes O.Z. chaussées en Yokohama A048 (en 195 à l’avant), les suspensions sport, la barre anti-roulis, etc… Cette version était dédiée à l’Australie, Hong-Kong, Japon et Singapour mais certaines sont aujourd’hui en Allemagne ou en France. Le Blue Mica et le Silver Mica étaient proposés sur la Sport 111 (et n’ont donc pas été disponibles que sur les 135R !), en plus du Starlight Black et du Ardent Red. Les grilles étaient également peintes couleur carrosserie. Des autocollants « Lotus Sport 111 » s’invitaient à l’arrière et sur les ailes. Elle héritait également d’un couvre-culasse rouge et comme la Sport 111 était une année-modèle 2004, le réservoir de liquide lave-glace passait dans le compartiment moteur

A l’intérieur, les sièges et les panneaux de porte étaient en alcantara noir avec broderie « Lotus Sport » sur les appuie-têtes. Une plaque numérotée était apposée aux pieds du passager.

Le propriétaire australien du châssis #020 a partagé quelques informations qu’il a obtenues sur le certificat de provenance fourni par Lotus. Il nous apprend ainsi que 74 autos ont été fabriquées en tout dont 23 en Silver Mica. 6 autos ont été vendues en Australie dont 2 Silver Mica.

Crédit photos : Lotus-Yokohama, K-One


— Elise Type 23 —

Production :
50 exemplaires à partir de juin 2003

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Rover 122 chevaux

Particularité :
Hommage à la Lotus 23 Sport (ou 23B), cette série limitée adoptait une teinte Old English White avec deux bandes vertes et les jantes 6 branches en gris. Elle était livrée, en plus de la capote verte, avec un hard-top. Les lauriers étaient présents sur les ailes à l’avant, comme sur les Type 25,49, 72 et 99T. Son intérieur était en cuir perforé vert (sièges, centre de volant et panneaux de porte) avec les lauriers brodés sur les appuie-têtes. Elle disposait également d’une plaque numérotée mais contrairement aux autres séries limitées, elle était placée entre les deux sièges, sous la lunette arrière (certaines photos semblent montrer que ce n’était pas toujours le cas…). La rumeur dit qu’il y aurait eu 3 autos produites au-delà de la cinquantième.

Crédit photos : Alexandre Prevot, Matching Cars


— Elise 111R / Federal —

Production :
7972 exemplaires à partir de janvier 2004

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux

Particularité :
Annoncée en janvier 2004 comme l’Elise la plus performante de tous les temps, la 111R passait sous la barre symbolique des 5 secondes à l’exercice du 0 à 100 km/h et dépassait les 240 km/h Cela était rendu possible par l’abandon du bloc Rover et le passage chez les japonais. Désormais, il fallait compter sur un 4 cylindres 1,8 VVTL-i (Variable Valve Timing and Lift Intelligence system) d’origine Toyota (nom de code 2ZZ-GE) associé, c’est une première, à une boite 6 vitesses C64 dont la commande a été conçue par Lotus. Ce moteur prend des tours et l’annonce sur le compte-tours gradué jusqu’à 10.000 tr/mn. Ce choix a été fait après avoir étudié de nombreuses possibilités et repose sur le rendement de ce moteur (107 chevaux / litre) mais aussi son poids, même s’il est supérieur à celui du Rover. Lotus a développé un silencieux spécifique qui ne sort plus de part et d’autres de la plaque d’immatriculation mais au travers du diffuseur. Également développé par Lotus, un nouveau système de gestion électronique du moteur et sa cartographie. Résultat : 192 chevaux à 7800 tr/mn et 181 Nm à 6800 tr/mn.

Au-delà de la révolution du moteur, ce sera aussi la révolution du poids avec 860 kg que l’on peut mettre en relation avec la 111S qui était elle aussi équipe d’un calage variable de la distribution : 780 kg. Ce sera aussi le début de la fin pour les puristes avec l’arrivée du freinage assisté et de l’ABS, etc…

La 111R reprenait les jantes 8 branches apparues sur la 111S et était équipée en série d’un intérieur semi-cuir, du verrouillage centralisé (le début de la fin, je vous l’ai dit). Le Touring Pack ajoutait une capote mieux isolée phoniquement et thermiquement, une meilleure insonorisation, un intérieur tout cuir (ou alcantara), un autoradio DAB, les vitres électriques (je vous le confirme, c’est vraiment le début de la fin), les feux longue-portée et des filets de rangement. Il était également possible d’opter pour la climatisation ou un hard-top. La 111R sera disponible le 26 janvier 2004 pour 27.995£.

A compter de l’été 2004, la 111R permettra également à Lotus d’accéder au marché américain sous le nom de Federal Elise. La première auto sera vendue en juillet à Atlanta. Afin de se conformer à la réglementation, elle sera équipée de deux airbags et des feux de position latéraux (en plus de l’ABS nécessaire mais déjà présent sur la 111R). La NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) accordera à Lotus une dérogation initiale de 3 ans pour non-respect de la réglementation quant au pare-choc avant.


— Elise Sports Racer —

Production :
199 exemplaires à partir d’octobre 2005

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux

Particularité :
Annoncée fin octobre 2005 et disponible en concession à partir du mois suivant au prix de 31.995£, la Sports Racer se reconnait au premier coup d’œil avec ses codes couleurs qui font écho au passé de la marque : Ardent Red avec trois bandes Monaco White (deux fines bandes bandes blanches entourant une bande plus large, au centre) ou Nightfall Blue avec deux bandes Monaco White. Dans les deux cas, les rétroviseurs étaient blancs. Des autocollants « Sports Racer » étaient apposés sur le masque arrière et sur les ailes à l’avant. Elle était livrée avec le hard-top assorti. La teinte extérieure se retrouvait sur les surpiqûres du cuir et sur le logo Elise brodé sur les sièges en cuir perforé, comme le centre de volant, les panneaux de porte et le soufflet du levier de vitesses.

Le communiqué de presse d’époque mentionnait une série limitée à 199 exemplaires pour le monde, chacun doté d’une plaque numérotée. Néanmoins, les photos que j’ai pu trouver montrent qu’il y a eu 100 exemplaires en Ardent Red et 100 en Nightfall Blue. 100 + 100 = 200… Je n’explique pas cet écart d’une auto.

D’un point de vue technique, la Sports Racer héritait du Touring Pack (décrit plus haut dans la section consacrée à la 111R) et du Sport Pack qui comprenait un second radiateur d’huile, le contrôle de motricité TCS, les sièges sport Probax (également présents dans le Touring Pack), les suspensions sport (amortisseurs Bilstein plus fermes et ressort Eibach plus durs) et surtout les jantes en alu forgé à 7 double branches (6*16 à l’avant et 7,5*17 à l’arrière) annoncées comme 1,2 kg plus légères que les jantes 8 branches (si un de mes lecteurs possède ces jantes et a l’occasion de les peser nues, je suis preneur pour mettre à jour cette base de données) chaussées avec des Yokohama AD07.

En option, elle pouvait être équipée d’un différentiel à glissement limité et de la climatisation (15 kg de plus tout de même). Elle était aussi la première Elise à recevoir les feux arrière à diodes (qui mettaient 0,2 seconde de moins à s’allumer que les feux classiques et qui étaient plus légers d’environ 600 grammes, chose que j’ai pu vérifier). Elle avait également un nouveau pédalier (avec des bras de pédales en acier forgé) plus léger que l’ancien modèle en aluminium extrudé. Surtout, l’accélérateur devenait électronique.

Sur les photos officielles pour la presse (les deux dernières de la galerie ci-dessous), on peut voir qu’elle avait des extensions d’aile à l’avant (pièce 24 ici). C’était une sorte de joint en caoutchouc qui longeait les passages de roue à l’avant. Il parait que ces pièces se détachaient et battaient le long de la carrosserie au delà de 160 km/h, voire tombaient au bout de quelques semaines et n’étaient donc jamais remontées.

Crédit photos : GilesCooperAutomotive, RoadRacingCenter


— Elise Load Lugga —

[prototype]

Production :
1 exemplaire RHD en avril 2006

Motorisation :
Briggs & Stratton diesel

Particularité :
Poisson d’avril 2006 qui avait tout de même fait l’objet d’un communiqué de presse officiel, cette Elise pick-up à 4 roues motrices devait être motorisée par un turbo-diesel Briggs & Stratton (un fabricant de moteurs thermiques pour tondeuses et autres outils de ce type) qui se démarrait à… la manivelle. Elle offrait une charge utile de 5 kg et un attelage permettait de tracter 10 kg supplémentaires. Ses barres de toit en carbone parachevaient de lui offrir tous les attributs d’un véhicule utilitaire. Les objectifs de vente ? Fixés à 200 autos la première année pour une part de marché de 0,0026%.


— Sport Elise —

Production :
50 exemplaires LHD à partir d’avril 2006

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux

Particularité :
Annoncée en avril 2006 durant les journées presse du New York International Auto Show et réservée au marché américain, la Sport Elise est une Elise R toujours homologuée pour la route mais clairement orientée circuit : embrayage compétition, second radiateur d’huile, suspensions dites Super Sport (amortisseurs Öhlins préparés par Lotus Sport), barre anti-roulis réglable, durites de frein aviation, liquide de frein haute température, jantes noires en alu forgées de la Sports Racer mais qui, à la différence de cette dernière, étaient en 6,5*16 à l’avant (1/2 pouce de plus en largeur) afin de pouvoir recevoir des Yokohama A048 en 195.

Seuls 50 exemplaires seront produits dans une seule couleur Saffron Yellow avec bandes Storm Titanium courant sur le hard-top. Des autocollants Lotus Sport étaient positionnés sur les ailes avant et le masque arrière, ainsi qu’un logo émaillé Union Jack. La console centrale était peinte du même jaune que la carrosserie, les sièges sport arboraient des inserts en cuir jaune et une plaque numérotée Lotus Sport était fixée au châssis, vers les pieds du passager. Les harnais Schroth étaient de série mais les ceintures de sécurité classiques restaient présentes. Les vitres redevenaient manuelles avec des manivelles en aluminium, tout comme les commodos. Le diffuseur arrière était peint en noir.

Crédit photos : GatorMotorsport


— Elise S —

Production :
A partir de juin 2006

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 1ZZ-FE 136 chevaux

Particularité :
La disparition de l’Elise à moteur Rover avait créé un trou dans la gamme avec l’absence d’une version d’appel. Il sera comblé avec l’apparition de l’Elise S et son moteur Toyota 1ZZ-FE (provenant de la Toyota MR de 3ème génération, alors que le 2ZZ de la 111R provenait de la Celica). Même si ces deux moteurs n’ont que 2 cm3 d’écart, ils sont différents que ce soit au niveau du bas moteur ou de la culasse. Le 1ZZ est équipé du VVT-i (Variable Valve Timing Intelligence system, donc sans la levée variable des soupapes), moins évolué que le VVTL-i du 2ZZ. Le 1ZZ affichait 136 chevaux à 6200 tr/mn 172 Nm à 4200 tr/mn et un rupteur à 6800 tr/mn. Avec un poids annoncé de 860 kg, il permettait à l’Elise S d’abattre le 0 à 100 km/h en 6″3 et d’atteindre 205 km/h. A l’exception de son moteur et de la possibilité d’avoir un différentiel en option, tout était repris de la 111R, y compris les packs et options qu’il était possible de sélectionner, l’accélérateur électronique ou l’ABS. L’Elise S, annoncée début juin 2006, sera vendue 23.995£ à partir de juillet en Europe et septembre en Asie-Pacifique. Elle ne connaitra pas le marché américain.


— Elise R —

Production :
A partir de juin 2006

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux

Particularité :
Lors du lancement de l’Elise S, l’Elise 111R a été rebaptisée Elise R. Vous pouvez donc lire la description de cette auto dans la section consacrée à la 111R, un peu plus haut. Elle était vendue 28.995£ (contre 27.995 pour la 111R) mais le Touring Pack était de série, avec possibilité de le supprimer sur demande.


— Elise 72D —

Production :
50 exemplaires LHD à partir d’avril 2007

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux

Particularité :
Pour fêter les 35 ans du titre de champion du monde de F1 1972 avec la Lotus 72D, la marque proposera une seconde série limitée après la Type 72 de 2002. Cette fois-ci destinée aux États-Unis, elle s’appellera 72D et sera présentée lors du New York International Auto Show du 6 au 15 avril 2007. Elle reprendra le même coloris unique Starlight Black Metallic (B93) avec des rappels dorés (contour du masque au-dessus du diffuseur par exemple). En plus de la plaque numérotée, chaque 72D sera identifiée par un document de certification signé par Mike Kimberley (ex patron de Lotus) et Clive Chapman (fils de Colin). 47 exemplaires auraient été vendus aux USA, les 3 autres au Canada. Un casque de pilote et sa mallette étaient également livrés avec l’auto qui recevait le Touring Pack, le Sport Pack, un aileron arrière d’Elise SC (déjà vu sur la California Edition), un diffuseur noir, un badge de capot noir et or, l’entourage du réservoir d’essence doré et des jantes 8 branches dorées d’Exige chaussées en Yokohama A048. A l’intérieur, on découvrait un mélange d’alcantara or et de cuir noir sur les sièges, les panneaux de porte et les soufflets de levier de vitesse et de frein à main.

Crédit photos : Skillter, ClassicCars, Alfa Romeo of Greenwich


— Elise California Edition —

Production :
50 exemplaires LHD à partir d’octobre 2007

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux

Particularité :
Cette série limitée a été réservée au marché américain avec 25 exemplaires en Saffron Yellow avec intérieur cuir crème et noir et 25 en Ardent Red avec intérieur cuir crème et rouge. Le cuir était vraiment étendu partout puisqu’il recouvrait les pontons (avec une zone en tissu pour prendre appui), la console centrale et la planche de bord. Les plastiques de la casquette de compteur, de l’entourage des aérateurs et de la commande de climatisation étaient assortis. Les grilles des prises d’air en façade avant étaient grises, toutes les autres peintes couleur carrosserie. D’inévitables stickers « California » étaient apposés sur les ailes avant, le masque arrière et au sommet du pare-brise. Elle recevait naturellement le Touring Pack mais aussi un aileron arrière (celui de la SC qui ne sortira que quelques mois plus tard) et un hard-top. Elle possédait également les jantes grises de l’Exige S2 chaussées en Yokohama AD07.

Crédit photos : AutobahnPower, ExoticCarsOfHouston


— Elise S Hethel 40th Anniversary —

Production :
50 exemplaires en LHD à partir de novembre 2007

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 1ZZ-FE 136 chevaux

Particularité :
C’est sur une base d’Elise S « entrée de gamme » que Lotus célébrait ses 40 années de production à Hethel. La 40th Anniversary Limited Edition se distinguait par une teinte Burnt Orange qui courait sur le hard-top, les grilles d’aération extérieurs (à l’exception des trois frontales) et les étriers de frein. Les jantes et le diffuseur étaient peints en noir. La console centrale et l’entourage de la commande de climatisation étaient peints en orange et la sellerie cuir était surpiquée de la même couleur. Les tapis de sol recevaient une broderie Elise en orange. Une plaque numérotée était apposée et une lettre signée de la main de Mike Kimberley, président de Lotus à ce moment, accompagnait l’auto. En plus du 40ème anniversaire, Lotus fêtait également la quatrième année consécutive d’augmentation de ses ventes en Europe et a donc réservé cette série limitée à l’Europe continentale. Elle recevait des stickers sous les répétiteurs de clignotant avec le drapeau du pays pour lequel elle était destinée, à savoir : 15 exemplaires pour l’Allemagne, 10 pour la Suisse, 6 pour l’Italie, 5 pour la France et 5 pour la Belgique. Pour les pays non-spécifiquement adressés (les stickers porteront l’Union Jack), 9 autos étaient à se partager.

Crédit photos : TotalCar, AutoBaselli


— Elise SC —

Production :
A partir de février 2008

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE compresseur 220 chevaux

Particularité :
Depuis le début d’année 2004, c’est l’Elise 111R, devenue Elise R en 2006, qui chapeautait la gamme Elise. En février 2008, Lotus annonça la SC qui, avec 220 chevaux, allait devenir l’Elise la plus puissante. On pourrait penser que son moteur est repris de l’Exige S qui affiche la même puissance, à tort : l’Exige S utilisait un compresseur Magnuson MP62 associé à un échangeur air/air quand l’Elise SC se voyait adjoindre un plus petit compresseur Magnuson MP45 conçu par Lotus. Cela lui permettait de gagner 8 kg sur le moteur et ses périphériques mais ne l’empêchait pas de devenir la plus lourde des Elise : 903 kg. Avec 220 chevaux à 8000 tr/mn (régime maximum à 8500 tr/mn) et 214 Nm à 5500 tr/mn, l’Elise SC abattait le 0 à 100 km/h en 4″6 et atteint 240 km/h.

Elle adoptait un aileron (déjà vu sur les Elise 72D et California Edition) et des jantes au design et aux dimensions spécifiques de 6*16 et 8*17 (elles gagnaient 1/2 pouce en largeur à l’arrière) chaussées en Yokohama AD07.

Source : EliseWorks


— Elise SC 60th Anniversary —

Production :
43 exemplaires LHD à partir de mai 2008

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE compresseur 220 chevaux

Particularité :
Cette série limitée réservée exclusivement aux USA commémorait le 60ème anniversaire de Lotus Cars. 43 exemplaires seront produits dont 4 pour le Canada et 39 pour les USA. Parmi ces 39 autos, 18 étaient en Phantom Black avec bandes Arctic Silver, 9 en Saffron Yellow avec bandes Phantom Black, 7 en Storm Titanium avec bandes Canyon Red et 5 en British Racing Green avec bandes Saffron Yellow. Sur les 4 autos canadiennes, 1 était en Phantom Black et 1 serait British Racing Green. Je n’ai pas d’informations plus précises pour les 2 dernières autos canadiennes.

Sur base d’Elise SC, la 60th Anniversary était livrée avec hardtop et capote, Touring Pack, Sport Pack, intérieur cuir avec coutures contrastantes et logo « 60th anniversary » brodé sur les sièges et jantes forgées montées en Yokohama A048.

Crédit photos : Gator Motorsport


— Elise SC Clark Type 25 —

Production :
50 exemplaires à partir de juin 2008

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE compresseur 220 chevaux

Particularité :
Pour célébrer le 40ème anniversaire de la mort de Jim Clark et en association avec le Classic Team Lotus, la marque d’Hethel allait produire 25 autos pour le marché britannique uniquement. Pourquoi 25 ? Car Clark conduisit pendant plusieurs saisons dans les années 1960 une Lotus Type 25 et qu’il remporta 25 victoires en F1. Pour chaque auto (vendue 35.995£), un don était fait par Lotus à la fondation Jim Clark. L’auto sera présentée le 8 juin 2008 lors du Scottish Classic SpeedFair à Knockhill.

Cette série limitée rencontrera un franc succès et Lotus décidera, sous la pression des revendeurs et des clients, de produire 25 exemplaires de plus pour le marché européen. On peut vérifier cela en regardant les plaques spécifiques qui portent soit l’inscription « UK build No » soit « EU build No ».

La base est une Elise SC avec le Sport Pack peinte en British Racing Green (B04) avec une bande Saffron Yellow. Elle était livrée avec hard-top et capote. Sur les portières, deux ronds blancs comportaient les inscriptions « Type 25 ». Finies en noir avec le bord poli, les jantes en aluminium forgé (7*16 et 8*17) étaient les mêmes que celles de l’Exige Cup 260 qui sortira quelques mois après. Elles étaient chaussées en Yokohama A048. A l’intérieur, les sièges Probax optaient pour l’alcantara noir, cuir rouge et cuir style carbone. Un pommeau de levier de vitesse en bois apportait un clin d’œil rétro.. A l’intérieur des portières, une reproduction de la signature de Jim Clark était apposée.

Il ne faut pas la confondre avec l’Elise Type 25 apparue en mai 2002 et qui avait deux bandes centrales. Je la présente plus haut sur cette page.

Crédit photos : Road Racing Center, Fodil Chibi


— Eco Elise —

Production :
1 exemplaire en juillet 2008

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 1ZZ-FE 136 chevaux

Particularité :
Annoncée début juillet et présentée lors du British Motor Show à Londres à la fin du même mois, l’Eco Elise faisait la démonstration des différentes technologies maitrisées par Lotus. Elle montrait la volonté du constructeur de se positionner comme un partenaire-conseil de référence en matière d’écologie dans le monde automobile.

L’Eco Elise cherchait à réduire son empreinte écologique tout au long de son cycle de vie. L’énergie consommée pour produire la voiture a ainsi été mesurée et optimisée selon la stratégie des 3R : Réduire, Réutiliser et Recycler. Un focus spécifique a été fait sur :

  • Le choix de matériaux durables : le chanvre (la première carrosserie réalisée dans cette matière remonte à… 1941, je vous invite à lire cet article à ce sujet) était utilisé pour les différents panneaux de carrosserie et les sièges. Lotus espérait pouvoir remplacer la résine polyester par une résine recyclable dans un avenir proche. La laine biologique non colorée ou traitée chimiquement se retrouvait sur les revêtements intérieurs. La couleur dépendait donc de la race des moutons fournissant la laine. Le sisal (fibre végétale issue de cactus) résistant à l’abrasion, servait à réaliser les tapis de sol.
  • Des process de fabrication plus propres : en partenariat avec Du Pont, la peinture était entièrement à base d’eau et venait réduire à la fois les émissions de solvants et la consommation électrique de l’atelier de peinture.
  • L’utilisation d’énergie renouvelable : deux panneaux solaires étaient placés sur le hard-top fabriqué en chanvre et permettaient d’alimenter les systèmes électriques.
  • La diminution de l’emprunte carbone : le chanvre était cultivé en Est-Anglie, à proximité immédiate d’Hethel. Cela réduisait l’impact des transports, tout comme le fait que l’assemblage et la peinture de l’auto soient réalisés sur le même site. Lotus réutilisait également les cartons d’emballage pour limiter les déchets. Enfin, la logistique de l’entreprise reposait sur le Kanban, un système à flux tirés qui consiste à produire en make-to-order plutôt qu’en make-to-stock. Cela évitait la surproduction.
  • L’éco-conduite : sur une Elise ou une Exige classiques, 3 diodes clignotaient en rouge à l’approche du rupteur. Sur l’Eco Elise, ces diodes flashaient en vert pour indiquer le moment optimal pour changer de rapport et favoriser une conduite qui limitait la consommation moyenne
  • La diminution du poids : l’Eco Elise pesait 32 kg de moins que l’Elise S standard sur laquelle elle était basée. Elle pouvait pour cela compter sur un système audio Alpine 1,5 kg plus léger que celui d’origine et des jantes spécifiques (les Team Dynamics Pro Race 1.4G qui équipaient les Exige Cup 260 modèle 2009) qui économisaient 15,8 kg (source communiqué de presse, d’après moi on serait plutôt sous les 12 kg d’écart).

— Elise ECE —

Production :
11 exemplaires à partir de juillet 2008

Motorisation :
Électrique 200 chevaux

Particularité :
ECE (Electric Cars Europe) était un consortium néerlandais qui travaillait sur la conversion de voiture thermique à l’électrique. C’était assez novateur pour l’époque puisque le grand-public commence seulement à entendre parler du phénomène « rétrofit électrique » et qu’en 2020, ces transformations ne pas encore homologuées pour rouler sur la route en France. Différents modèles passeront entre leurs mains : la Citroën C1 (rebaptisée e-C1), la Daihatsu Cuore, la VW Golf mais aussi la Lotus Elise. Il faut dire que ce consortium appartenait à Willem Van Der Kooi, également importateur Lotus au Pays-Bas. L’auto, à savoir une 111R, était modifiée dans leur usine de Lochem et vendue 128.750€ en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Elle recevait un moteur électrique AC-150 de 200 chevaux fabriqué par la société américaine AC-Propulsion (qui a notamment motorisé les premières Tesla Roadster). Il était alimenté par des batteries lithium-ion qui se rechargeaient durant 4 à 10 heures selon la source d’énergie. Avec un poids de 1315 kg, les performances annoncées étaient de 4″7 pour le 0 à 100 km/h et 215 km/h en vitesse maximale pour une autonomie de 325 kilomètres.

Je trouve assez cocasse cette vidéo d’une Elise ECE brûlant de la gomme devant des éoliennes :

Source : EV Blog


— Elise Purist Edition —

Production :
190 exemplaires à partir d’avril 2009

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux

Particularité :
La Purist Edition était disponible uniquement aux USA en trois coloris (Ardent Red, Monaco White ou Saffron Yellow). On pourrait s’attendre à une Elise de base avec peu d’options mais il n’en est rien : climatisation, autoradio, isolation phonique, Sport Pack de série et presque la totalité du Touring Pack à l’exception de l’interface iPod et du cuir sur la console centrale et les panneaux de porte. Elle était proposée à 43.995$ ce qui restait une bonne affaire par rapport à une Elise à laquelle on aurait rajouté des options.


— Elise Black & White Edition —

Production :
A partir de juillet 2009

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZZ-GE 192 chevaux ou compresseur 220 chevaux

Particularité :
Disponible sur base d’Elise R (192 chevaux) ou SC (220 chevaux), cette série limitée devait être distribuée par Bell & Colvill et était proposée en deux coloris : Lotus Sport Black ou Aspen White. Dans le premier cas, vous aviez droit aux étriers de frein rouge et à l’intérieur noir et rouge. Dans le second cas, les étriers étaient peints en gris et l’intérieur optait pour le noir et blanc. Les deux variantes héritaient du Touring Pack, des jantes forgées, du diffuseur peint en noir et du hard-top. L’économie était bien réelle puisqu’il fallait ajouter 1.950£ au prix de l’auto contre plus de 5.000£ si les options avaient été prises séparément. Il ne restait alors en option que la climatisation (980£) et le traction control (300£).


— Elise Club Racer —

Production :
A partir de septembre 2009

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 1ZZ-FE 136 chevaux

Particularité :
Présentée au salon auto de Francfort en septembre 2009 et vendue 25.712£, la Club Racer ne doit pas être confondue avec la Sports Racer : elle n’a pas droit au Toyota 2ZZ 192 chevaux mais au petit 1ZZ de 136 chevaux de l’Elise S. Avec un poids à vide de 860 kg, les 100 km/h étaient atteints en 6″1 et la vitesse maximale s’établissait à 207 km/h. 4 coloris déjà vus dans les années 1960 et 1970 étaient proposés : Sky Blue, Elite Yellow, Old English White et Carbon Grey. La teinte était reprise sur la console centrale et les coques de sièges rendues apparentes par des coussins suédés positionnés seulement à certains endroits. Le pommeau de levier de vitesse et la poignée de frein à main étaient finis en anodisé anthracite. Afin de gagner du poids, les tapis de sol étaient remplacés par un plancher perforé lui aussi anodisé. Le volant avait un diamètre réduit à 320 mm (il équipera uniquement la Club Racer 1.8 dont je parle et l’Exige Scura) et arborait un repère central gris. Les jantes 6 branches chaussées en AD07 avaient la même teinte anthracite que celle des éléments intérieurs.

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