Premier roulage à Charade

Après ma dernière sortie piste qui remonte à juin 2014 à Mornay, j’ai choisi pour 2015 le circuit de Charade situé sur la commune de Saint-Genès-Champanelle, à la sortie de Clermont-Ferrand. Ce tracé de 52 virages et plus de 8 km de long a accueilli ses premières courses en 1958. Il utilisait alors une partie de la route qui permet aujourd’hui d’y accéder. Un an plus tard, Stirling Moss déclarait qu’il s’agissait du plus beau circuit du monde. Il sera le théâtre de 4 grands prix de Formule 1 entre 1965 et 1972. Dans les années 1990, il a évolué pour devenir une piste permanente dont l’inauguration a eu lieu en 2001.

Le tracé fait 3,975 km sur 9 m de large, compte 18 virages et offre un dénivelé moyen de 9%. Sa ligne de départ se situe à 800 m d’altitude et mesure 300 m de long. Sa plus longue ligne droite fait 600 m. C’est un tracé magnifique et vallonné mais qui laisse toutefois peu de place à la faute de pilotage, surtout dans sa seconde partie (entre l’épingle de Champeaux et le virage de Manson). L’objectif de cette journée n’était donc pas d’aller chercher le chrono à tout prix au risque de casser l’auto.

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A savoir également, les riverains n’aiment pas du tout la symphonie des cylindres et il en résulte un contrôle strict des autos au sonomètre. Pour ma part, j’ai été mesuré à 90 dB soit exactement la limite alors que j’avais le catalyseur et le silencieux Lotus Supersport d’origine.

Côté météo, les conditions se sont révélées idéales avec une température basse, peu de vent et un beau soleil permettant de rouler en cabriolet.

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Ayant fait mes études à Clermont-Ferrand, j’ai eu l’occasion de venir plusieurs fois faire des photos sur ce circuit et je l’avais découvert il y a maintenant cinq ans en passager dans une Ariel Atom. Je l’avais trouvé magnifique mais les premiers tours de roue du matin, au volant de ma propre auto cette fois-ci, permettent de le découvrir de manière bien plus fine. Malgré ses nombreux virages, on le mémorise assez rapidement.

Côté auto, c’est la première fois que je roulais après avoir rehaussé ma crémaillère, avec les disques rainurés Seriously Lotus (- 1,8 kg) et la vitre arrière en Lexan (- 0,6 kg). En revanche, j’avais remonté le silencieux d’origine (+ 13,7 kg) et j’ai conservé la capote dans le coffre (+ 5,3 kg). C’est également la première fois que je roulais avec les Avon ZZR. Après quelques tours de reconnaissance et dès les premiers freinages appuyés, j’ai constaté une instabilité de l’auto qui provenait de l’arrière (visible dans ma vidéo avant les gros freinages du virage de Manson, de l’épingle de Champeaux et du virage du Petit Pont). J’ai mis ça sur le compte du rehaussement de crémaillère qui avait, me semble-t-il, rendu la direction plus sensible en son point milieu. Avec une main rétrogradant les vitesses et l’autre sur le volant, le moindre mouvement lors d’un freinage peut se traduire par un phénomène d’instabilité de ce type. Je n’étais néanmoins pas très à l’aise car je sentais mon auto différente… En repartant le soir et donc en prenant des routes qui secouent un peu plus, des bruits métalliques m’ont vraiment alertés et il s’est avéré que mon instabilité venait de mes rotules Unibal de toe links qui avaient pris du jeu. Heureusement qu’elles n’ont pas cassé car la sortie de piste aurait pu être spectaculaire et l’auto pulvérisée… Leur remplacement est d’ores et déjà programmé. Sans me douter que le souci pouvait venir de là, j’ai poursuivi mon roulage et effectué 3 sessions de 6-7 tours le matin et autant l’après-midi. Le chrono a suivi une évolution logique : 2’19″60, 2’18″80, 2’18″00, 2’18″06, 2’17″80 puis 2’17″10 pour le meilleur. Bien que n’ayant pas roulé depuis un an et demi, découvrant la piste et ayant un souci de stabilité, je suis un peu déçu et j’aurai espéré une seconde de moins.

Le chrono tomberait de 2 secondes sans problème si la peur du muret était moins présente (freinage à retarder, utilisation de toute la largeur de la piste y compris en sortie de courbe, etc…) mais bien entendu, le but n’est pas de casser la voiture et encore moins le pilote.

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Juste avant le virage de Manson, j’arrive à 145 km/h pour un gros freinage à 45 (on peut retarder au maximum car il y a une échappatoire). On voit ensuite bien les freinages et relances incessantes pour passer le Puy de Charade puis rejoindre l’épingle de Champeaux ou j’atteins, dans la descente, ma vitesse maximale : 164 km/h. Ici encore, très gros freinage jusqu’à 50 km/h avant de relancer jusqu’à 162 puis de casser à nouveau la vitesse à 47 km/h pour négocier le virage du Petit Pont (dans lequel il faut vraiment rentrer tard et ressortir large, 2 roues au-delà de la bande blanche). On arrive ensuite à l’épingle Marlboro, le point le plus lent du circuit à 44 km/h. Le S de Thèdes est un passage délicat, celui dans lequel je me sentais le moins à l’aise sur ce tracé. L’auto a tendance à se déporter légèrement en sortant de la première partie du S et le faible dégagement impose de conserver une petite marge ici. Dans le gauche après ce S, je serai passé plus vite si je n’avais pas eu mon problème de stabilité et si le muret n’avait pas été si proche. Enfin, je rejoins le virage de Manson (dans lequel je pourrai également gagner un peu en retardant le freinage) avant d’attaquer la ligne droite des stands dans laquelle je prends 134 km/h avant de freiner à 111 pour négocier l’impressionnant gauche légèrement à l’aveugle (marge de sécurité obligatoire ici aussi).

Avec 11 relances et 11 freinages sur une piste offrant un important dénivelé, les freins et le moteur sont fortement sollicités. Mon ensemble de freinage (Yellowstuff + disques ventilés Seriously Lotus + RBF660) m’a donné entière satisfaction. Côté moteur, les autos plus puissantes et coupleuses sont immédiatement avantagées sur un tracé comme celui-ci tandis que le châssis, sachant que je ne vais pas chercher la limite comme à Lurcy, est peut-être un tout petit moins primordial.

Cette journée était organisée par le Club Clio Williams & 16s et, comme l’an dernier à Mornay, s’est superbement déroulée : rigueur dans le suivi des dossiers d’inscription, fair play sur la piste et bonne ambiance dans les paddocks.

Place aux photos !

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Mon père était également de la partie avec sa Caterham !

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Et les copains en action :

Les photos d’Adrien (galerie FlickR) :

Les photos d’Alexandre (galerie FlickR) :

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