Lotus Exige Cup 380

Depuis le début de l’année, Lotus présente une nouvelle déclinaison tous les mois : Exige Race 380 en janvier, Evora Sport 410 en hommage à l’Esprit S1 en février puis Elise Sprint en mars. Pour avril, c’est à nouveau l’Exige 380 qui revient sur le devant de la scène et qui, après les versions Sport et Race, devient Cup.

Quelle gueule ! J’ai toujours apprécié l’Exige V6 mais la variante Cup lui apporte vraiment le côté bestial qu’elle mérite et une présence assez fascinante, en particulier dans cette teinte Essex blue. J’aime en revanche un peu moins les liserés rouges sur le front access panel.

Lotus Exige Cup 380

La carrosserie de l’Exige Cup 380 est fortement inspirée de celle de la Sport 380 mais reprend certaines évolutions aérodynamiques de la Race 380 : évents sur le haut des ailes au-dessus des roues à l’avant afin d’évacuer les surpressions, idem derrière les roues arrières ou encore essuie-glace en position verticale. L’aileron arrière et la lame avant sont un compromis entre ce qui avait été adopté sur la Sport et sur la Race, vraisemblablement pour des raisons d’homologation.

Notez que sous la lame avant, on retrouve le système souple apparu sur la Sport 380 et qui permet d’améliorer encore l’efficacité aérodynamique sans pour autant rendre l’auto inutilisable sur route ouverte. C’est une bonne idée dont nous, pistards, devrions nous inspirer pour nos autos. Tout cela permet de générer 200 kg d’appui à la vitesse maximale (282 km/h), soit 43% de plus que la Sport 380 (140 kg à 286 km/h) et 127% de plus que la Sport 350 (88 kg à 274 km/h). Il n’atteint en revanche pas les 240 kg à 274 km/h que la Race 380 est en mesure d’offrir.

Le communiqué de presse indique que l’Exige Cup 380 est équipée de série d’amortisseurs Nitron 2 voies et de barres anti-roulis réglables Eibach. Lorsqu’on consulte la page dédiée à ce modèle sur le site de la marque, on se rend compte que le pack Circuit qui regroupe ces équipements est… optionnel (comme sur la Sport 380). Cet amateurisme me surprendra toujours et me semble dommageable pour la marque, mais c’est là un autre sujet… En option (enfin peut-être !), il est aussi possible d’avoir le silencieux titane, un coupe-circuit, un extincteur et même de retirer les airbags, y compris pour le conducteur.

Le hayon arrière en carbone, lui, est nouveau et permet de gagner 6,5 kg, la suppression des vérins de hayon compte pour 1 kg et les nouvelles écopes latérales en carbone 0,5 kg. En option, l’intérieur peut également se parer de carbone (panneaux de porte, entourage des aérateurs, etc…) et ainsi faire économiser 1 kg supplémentaire.

Puisque nous parlons de poids, à nouveau Lotus n’est pas très clair sur ce dernier. Pour la Sport 380, le communiqué de presse annonçait 1066 kg à vide et 1100 kg en ordre de marche. Le site internet officiel de la marque indique à ce jour 1076 kg et 1110 kg en ordre de marche. Pour l’Exige Cup 380, le poids à sec annoncé dans le communiqué de presse est de 1057 kg. Sur le site, il est de 1075 kg et 1109 kg à vide. Les poids des communiqués de presse sont, je pense, des poids à sec avec toutes les options light installées. Sans me risquer à avancer un poids réel, je retiendrai simplement que la Cup 380 peut être jusqu’à 9 kg plus légère que la Sport 380.

Lotus communique particulièrement sur l’utilisation d’un acier T45 pour l’arceau de l’Exige Cup 380 : rigide, léger et couteux, on le trouve habituellement sur des autos de course. Dans les faits, ce n’est ni plus ni moins que ce qu’on trouve déjà sur les Elise et Exige de la marque.

A l’avant, les dimensions des pneus n’évoluent pas mais à l’arrière, on trouve des 285/30/18 alors que la Sport 380 se contentait de 265/35/18. Cette différence favorise la motricité et la tenue de route mais rend aussi l’auto plus sous-vireuse. A mon avis, Lotus reproduit ce qui c’était passé lors de la sortie de l’Elise S2 : les 185 à l’avant et 205 à l’arrière (Elise S1) avaient laissé place à des 175 et 225 afin de rendre l’auto moins joueuse et plus sûre pour le grand public.

L’hypothèse que j’avance est appuyée par le fait que l’Exige Race 380, pourtant dédiée à la piste, n’est pas montée en 285 mais toujours en 265 à l’arrière. Le nouveau système de contrôle de traction (totalement déconnectable) permet de choisir le glissement que ces pneus pourront connaitre entre 1 et 12%.

Le V6 compressé d’origine Toyota n’évolue pas par rapport à la Sport et la Race : 380 chevaux à 6700 tr/m et 410 Nm à 5000 tr/m. Associé à la boite manuelle 6 vitesses, il permet d’effectuer l’exercice du 0 à 100 km/h en 3″6 (3″7 pour la Sport 380). En boite automatique, 1 dixième de seconde est gagné. Pour rappel, la Race 380 avec sa boite séquentielle Xtrac demande 3″3. Produite à seulement 60 exemplaires et proposée à 109 900 €, l’Exige Cup 380 boucle le tour d’Hethel en 1’26 ce qui constitue le meilleur chrono à ce jour pour une Exige homologuée (car oui, la Cup 380 est homologuée !). La Race 380, qui ne l’est pas, tourne quant à elle en 1’23″50.

Un commentaire sur “Lotus Exige Cup 380

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    1. Merci Cyrille, ton commentaire me fait plaisir 🙂
      Je m’efforce en effet de ne pas partager une simple traduction Google du communiqué de presse mais d’apporter un regard différent et peut-être un peu plus critique à l’égard de notre marque préférée !

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