Lotus Emira

La Lotus Emira va constituer un modèle clé dans l’histoire de la marque britannique : elle a pour objectif d’assurer le lien entre la gamme actuelle (Elise, Exige et Evora) dont les derniers exemplaires Final Edition quitteront la chaine de production cette année et le futur de la marque représenté par l’Evija, 100% électrique.

En août 2020, après des années de spéculations et rumeurs quant au lancement d’un nouveau modèle, les premières actualités autour de la Type 131 commençaient à être publiées. Elle devait être basée sur une nouvelle plateforme et abandonner le mythique châssis utilisé depuis la sortie de l’Elise S1 en 1996. Au-delà de ce changement radical, la constante était le recours à un moteur thermique sans hybridation.

Lotus Emira

Le 27 avril 2021, soit 8 mois plus tard, Lotus annonce officiellement l’arrivée de ce nouveau modèle. Le communiqué de presse nous apporte quelques informations à commencer par le nom de cette Type 131 : Emira. Ce dernier fait référence à des notions de commandement et de leadership.

Lotus Emira

Toyota, qui fournissait jusqu’à présent le 4 cylindres des Elise et le V6 3.5 des Exige et Evora, ne sera pas le motoriste de l’Emira. Cette dernière sera bien thermique mais Lotus a signé un nouveau partenariat et proposera au moins deux motorisations différentes. A ce jour, on ne sait pas si ce sera un même moteur décliné en deux niveaux de puissance ou s’il s’agira réellement deux blocs de conception et cylindrée différentes.

La montée en gamme annoncée depuis des années pourrait-elle se traduire par une version 4 cylindres à mettre en regard des Porsche 718 Boxster / Cayman et une version 6 cylindres qui irait chasser sur les terres de la 911 ? Dans tous les cas, il est hautement probable d’avoir le choix entre une boite de vitesses à double embrayage et une manuelle. On parle également d’une version électrique qui arriverait en 2025 mais il est difficile d’affirmer s’il s’agira d’une Emira ou d’un autre modèle.

Lotus Emira

Lotus a clairement pris l’orientation du tout électrique en investissant massivement sur l’Evija. Indépendamment des réactions parfois trop spontanées et épidermiques qui en découlent et du débat plus général autour de ce type de motorisation, il faut souligner que le design est particulièrement réussi. Il a d’ailleurs été récompensé en février 2021 aux International Design Awards dans la catégorie Product Design of the Year. Naturellement, l’Emira devrait très largement s’inspirer de sa grande sœur Evija. Attendons le 6 juillet 2021, date de sa présentation officielle à Hethel, pour découvrir son esthétique finale et surtout valider son positionnement face à la concurrence. L’Emira fera sa première apparition publique quelques jours plus tard au Festival of Speed de Goodwood (du 8 au 11 juillet 2021).

Lotus Emira

Dans le cadre du grand plan d’investissement et de relance (2,8 milliards d’euros) voulu par Geely pour sa filiale Lotus, l’usine d’Hethel a déjà fait l’objet d’une importante modernisation et a vu l’implantation d’un nouveau bâtiment de production de 12.000 m² (115 millions d’euros) qui vise à accroitre sa capacité de production d’un facteur 3 entre 2018 et 2028. C’est d’ailleurs à ce terme que Lotus a fixé son objectif de proposer une gamme uniquement électrique. Quatre plateformes seront utilisées :

Plan 2018-2028 Lotus

La plateforme Hypercar correspond à l’Evija. La Sportscar, dont l’Emira sera la représentante, aura toujours recours à un châssis en aluminium et à un moteur en position centrale. Le nouveau modèle électrique attendu pour début 2025 reposera sur la plateforme Electric Sportscar qui servira également dans le cadre du partenariat avec Alpine. Cette dernière serait proche de la Sportscar avec un positionnement des batteries derrière le conducteur. Par le biais de Lotus Engineering, la marque anglaise affiche clairement ses ambitions de signer davantage de collaborations avec d’autres marques. Ces trois plateformes seront toujours produites à Hethel.

La plateforme Premium sera produite dans la future usine chinoise de Wuhan et servira à répondre aux velléités de développement de Lotus vers de nouveaux segments dont le fameux SUV qui fait parler de lui depuis plusieurs années. Les volumes produits sur cette base technique devront être bien plus importants que ceux des trois autres plateformes, à l’image de ce que Porsche connait depuis l’arrivée du Cayenne.

Beaucoup de mutations profondes s’annoncent donc pour la marque comme pour ses passionnés. 111racers vous partagera naturellement les dernières actualités mais ne deviendra pas 131racers et restera focalisé sur le Type 111 avec des anecdotes, des registres, des conseils d’optimisation et des trackdays 🙂

Mise à jour du 12/05/2021

Alors que les prises de commande sont lancées, les premières infos sortent et semblent confirmer ce que j’annonçais sur 111racers : les deux motorisations seraient bien un 4 et un 6 cylindres. Pour le premier, on parle du bloc 2.0 Mercedes déjà vu dans l’A45 AMG qui serait ramené de 421 à environ 380 chevaux vraisemblablement pour limiter le malus écologique autour des 3.000 €. Une version Cup serait au programme, cette fois-ci avec une puissance identique à celle de l’A45 AMG. Les deux versions seraient proposées uniquement avec la boite 8G-DCT SpeedShift à 8 rapports.

Le plus gros moteur resterait le V6 3.5 Toyota déjà connu mais dans une déclinaison tournant autour des 500 chevaux. Sera-t-elle proposée en boite manuelle ? Quoi qu’il en soit, elle s’annonce rarissime en France à cause du malus maximal qui la frapperait : 40.000 €.

Mon ami Fabien de Sport Auto Store, incontournable pour tout acheteur de Lotus, est toujours dans les bons coups et devrait être l’un des premiers en France à recevoir son Emira, courant 2022.

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