Lotus Elise S3 250 Special Edition

Production :
A partir d’août 2016

Motorisation :
4 cylindres 1.8 Toyota 2ZR-FE compresseur 246 chevaux

Particularité :
La 250 Special Edition célébrait les 50 ans de la création de l’usine d’Hethel en 1966 par Colin Chapman. J’essaye de ne pas donner mon avis personnel sur les différents modèles présentés dans cet article mais je vais faire une première exception pour celle-ci. Il s’agit d’une sportive Cup 250 qui aurait voulu se rendre élégante.

Reprenant de nombreux éléments en provenance de la Race 250 non-homologuée pour la route et pesant 899 kg, la Cup 250 affiche un poids de 931 kg sans le pack Carbon Aero (921 kg avec). Cet écart s’explique en partie par les sièges carbone (-12 kg), la vitre arrière en polycarbonate (-1 kg environ) et l’absence de phares mais avec l’ajout de l’arceau FIA, je peine à expliquer le gain de 21 kg. Il serait intéressant de peser ces autos pour vérifier ce qu’il en est réellement et ainsi savoir si la barre des 900 kg n’est pas franchie uniquement dans le service marketing du constructeur.

Limitée à 50 exemplaires et proposée en 4 couleurs (bleu Classic, rouge, jaune ou blanc) la 250 Special Edition pèse exactement le même poids que la Race 250 – donc 899 kg – tout en perdant l’arceau mais en récupérant des phares et une homologation routière. Elle perd les éléments aérodynamiques au niveau des bas de caisse et le diffuseur passe au format fillette (et est en aluminium, pas en carbone) mais elle conserve la lame avant (notez toutefois qu’elle est moins agressive que celle du pack Aero des Elise Cup et Race) et l’aileron en carbone.

Le capot arrière et les trappes d’accès à l’avant sont également en carbone alors que ce n’était pas le cas sur les deux autres modèles. Le hard-top peut également être en carbone. Les jantes en aluminium forgé sont identiques aux Cup et Race, tout comme le système de freinage et le 4 cylindres Toyota fort de 246 chevaux. Les éléments de suspension sont ceux de la Cup, la Race étant plus évoluée de ce point de vue. Le tour du circuit d’Hethel serait bouclé en 1’34 soit exactement le même temps que la Cup 250 plus lourde de 22 kg.

La 250 Special Edition dispose d’une plaque spécifique à priori non numérotée. En partant d’une image presse dans sa plus haute résolution puis en lui appliquant un agrandissement (via un algorithme utilisant un système de réseau neuronal), on peut lire « Hethel 50th Anniversary » :

Lotus Elise S3 250 Special Edition

Le résultat est déséquilibré et me fait penser à une femme en jogging et talons hauts, particulièrement dans la configuration du modèle de présentation : la 250 Special Edition veut jouer sur deux tableaux en étant à la fois la plus légère des Elise de la gamme actuelle, elle reprend le gros aileron du pack Aéro, des éléments totalement inédits en carbone et dans le même temps un petit diffuseur, plus de jupes latérales, des sièges carbone mais un intérieur luxueux en cuir (bleu foncé ou gris foncé avec coutures contrastantes) et une teinte de présentation trop élégante pour être agressive.

L’entourage des feux, du couvre-arceau, des rétroviseurs et des supports d’aileron gris sont communs à toutes les teintes de carrosserie. Tous ces éléments ainsi que le diffuseur peuvent toutefois être peints en noir mat en option. Même si elle reste très désirable, je n’arrive pas à classer cette 250 Special Edition entre l’Elise du pistard et l’Elise du châtelain ce qui, à 64 540 €, est embêtant.

Peut-être que la sensation est accentuée par les jantes grises mais je lui trouve même un petit côté SUV en matière de hauteur de caisse. Vous l’aurez compris, je n’aime pas du tout cette série limitée qui, pour moi, aurait été bien plus pertinente esthétiquement si elle avait été basée sur une Sport 220.

▶▶▶ N’oubliez pas de jeter un œil aux autres modèles d’Exige ou d’Elise. ◀◀◀