Lotus Elise Electre

Production :
2 prototypes RHD en février 1997

Motorisation :
2 moteurs électriques de 102 chevaux soit 204 chevaux

Particularités :
Présentée au salon de Détroit en février 1997, le prototype Electre était alors la première supercar (le terme est peut-être un peu fort mais c’est celui qui était employé à l’époque) totalement électrique et destinée à la route. C’était extrêmement avant-gardiste et pourtant Lotus évoquait déjà une mise en production possible si la demande était suffisante. Le prix aurait alors été équivalent à celui d’une Elise thermique hors batteries, ces dernières devant être louées sur la base d’un coût kilométrique équivalent à celui du carburant. L’histoire nous apprendra presque 10 ans plus tard, en 2006, que ce sera par le biais de Tesla qu’un roadster électrique à châssis Lotus entrera effectivement en production.

L’Electre est le fruit de la collaboration entre Zytek Automotive Ltd. (en charge de toute l’ingénierie et de la conversion à l’électricité) et Lotus (qui devait garantir la meilleure maniabilité et efficacité possible). L’auto est mue par 2 moteurs électriques Zytek de 13 kg chacun, développant 102 chevaux et 55 Nm de couple. Ils sont refroidis par huile grâce au radiateur situé à l’avant. Les batteries cadmium-nickel fournies par Varta délivrent une tension de 300 V. Le choix de cette technologie reposait sur le fait que c’était celle qui assurait le voltage le plus constant sur tout le cycle de décharge.

Les batteries sont installées à la place habituelle du réservoir de carburant mais également à l’avant afin de garantir un équilibre des masses convenable. Le poids total de l’auto est de 875 kg. Son temps de charge annoncé est d’une heure pour récupérer 95% de l’autonomie… qui s’établit à 195 km. L’électronique fournie par Zytek gérait également la récupération d’énergie au freinage et le contrôle de traction. Le 50 à 110 km/h était estimé à 5 secondes et la vitesse maximale annoncée à 145 km/h.

Sources : Boostage, Cult111